Écartée de son lycée depuis novembre, Mélina, élève à Annonay (Ardèche), accuse l’établissement de lui interdire l’accès en raison d’un turban ou bonnet destiné à dissimuler une alopécie liée à son épilepsie. La direction y voit un signe religieux, malgré des certificats médicaux. (...)
la direction de son lycée estime que le couvre-chef peut être perçu comme religieux. "C’est moi qui décide si c’est un voile", aurait déclaré la proviseure lors d’une visioconférence avec une médecin de l’Éducation nationale, selon Mélina. "Elle a donné des consignes aux surveillants, m’interdisant d’entrer si le turban ou bonnet n’était pas au-dessus des oreilles", souligne l’adolescente. (...)
"Nous nous en tenons aux faits et au texte de loi régissant la tenue", indique le directeur académique de l’Ardèche, Thierry Aumage. "Le turban est un prétexte pour me faire partir. Je pense que les crises d’épilepsie sont trop compliquées à gérer pour le lycée", explique Mélina, maintenant exclue depuis deux mois. La lycéenne prévoit de changer d’établissement.