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Un campement incendié à Paris : un réfugié gravement brûlé, deux autres blessés
#Paris #exiles #migrants #immigration #campements
Article mis en ligne le 29 janvier 2026
dernière modification le 27 janvier 2026

Muhammed, réfugié en France depuis un an, a été gravement brûlé, avec deux autres hommes, lors d’un incendie sur le campement Delphine Seyrig, dans le XIXe arrondissement de Paris. Criminel ou non, cela illustre le manque de solutions d’hébergement. (...)

« Notre plainte a été rejetée, on n’a pas compris pourquoi », lâche l’Afghan, ce 22 janvier. Il s’est rendu au poste de police avec deux amis pour signaler l’incendie qui a ravagé, dans la nuit de dimanche 18 à lundi 19 janvier, le campement Delphine Seyrig, dans le XIXe arrondissement de Paris, où il vivait. (...)

Sur le téléphone de Laura (1), bénévole depuis trois ans au sein d’un collectif de maraude, défilent des photos de carcasses de tentes et de lambeaux de tissus calcinés. Au sol, quelques fragments de papiers administratifs subsistent. « Les flammes sont montées jusqu’au pont. Trois tentes ont été détruites ! », commente-t-elle en zoomant sur son écran. (...)

Selon l’association Médecins du Monde, trois personnes ont été blessées et évacuées en ambulance vers les urgences. Ce 22 janvier, seul Muhammed (1) reste hospitalisé. « C’est un blessé grave. Il est pris en charge par le service des grands brûlés de l’hôpital Saint-Louis. On s’oriente vers une hospitalisation longue », précise Paul Alauzy, coordinateur à Médecins du Monde.

(...) « L’État a supprimé 6.500 places pour demandeurs d’asile en 2025, et prévoit d’en retirer encore 1.500 avec ce budget », s’insurge Nathan Lequeux, coordinateur de l’antenne parisienne d’Utopia 56. (...)

Des traces d’hydrocarbures (...)

l’incendie au campement Delphine Seyrig présenterait tous les signes d’un acte malveillant. (...)

Parmi les victimes de l’incendie au campement Delphine Seyrig, quatre personnes ont pu bénéficier d’un hébergement temporaire pendant cinq jours. (...)

Mais au-delà des situations individuelles, cet incendie révèle l’extrême précarité des personnes contraintes de survivre sur les campements. (...)

Utopia 56 réclame une mise à l’abri d’urgence, dénonçant un plan grand froid « ridicule et largement insuffisant ». En attendant, Muhammed passe une nouvelle nuit à l’hôpital, devenu malgré lui le symbole de l’incurie des autorités face aux vies laissées à la rue