Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé jeudi 22 janvier être parvenu à un accord avec son homologue américain Donald Trump sur les garanties de sécurité pour l’après-guerre avec la Russie. Mais malgré cela, l’Ukrainien a affirmé que la question des territoires de l’est de l’Ukraine revendiqués par Moscou n’était « pas encore résolue » dans le cadre des négociations en vue d’une fin de la guerre. Le président ukrainien a également évoqué des discussions « trilatérales » avec Moscou et Washington, cette semaine aux Émirats.
« Les garanties de sécurité, c’est prêt » à déclaré le dirigeant ukrainien aux journalistes en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, après sa rencontre avec Donald Trump, ajoutant que « le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux ».
Mais selon lui, la question des territoires de l’est, revendiqués par Moscou, restait à résoudre. « Tout tourne autour de la partie orientale de notre pays. Tout tourne autour des territoires. C’est le problème que nous n’avons pas encore résolu », a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’un point presse en marge du Forum économique de Davos.
Des réunions « trilatérales » entre l’Ukraine, les États-Unis et la Russie aux ÉAU ?
Peu avant l’annonce de cet accord, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué des discussions « trilatérales » entre l’Ukraine, les États-Unis et la Russie qui pourraient se dérouler cette semaine aux Émirats arabes unis, sans plus de précisions. (...)
Volodymyr Zelensky, qui venait de s’entretenir avec son homologue américain Donald Trump, n’a pas dit quel serait le format des discussions, ni si les représentants ukrainiens et russes discuteraient (...)
L’Europe « fragmentée » et « perdue » face à Trump
Fait rare, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a concentré ses flèches sur l’Europe. Il a vertement critiqué jeudi ses alliés européens, disant voir une Europe « fragmentée » et « perdue » lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump et manquant de « volonté politique » face à Vladimir Poutine.
« Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l’Europe reste un kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances », a-t-il déploré. Vladimir « Poutine a réussi, malheureusement, à arrêter l’Europe », a encore tancé le président ukrainien, appelant les Européens à « s’unir pour stopper la Russie ».
« L’Europe a l’air perdue lorsqu’elle tente de convaincre le président américain de changer », a-t-il poursuivi. Les Européens ont accepté d’envoyer des troupes au sol en cas de cessez-le-feu avec la Russie, mais Volodymyr Zelensky a estimé « qu’aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les États-Unis », et que le soutien de son homologue américain était « indispensable ». (...)
Le dialogue avec son homologue américain n’est « pas simple », a admis le dirigeant ukrainien, tout en évoquant une rencontre « positive ». (...)
« La guerre doit prendre fin », a de son côté indiqué Donald Trump après leur rencontre, à des journalistes qui l’interrogeaient sur le message qu’il voulait faire passer au chef de l’Etat russe Vladimir Poutine. (...)