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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Ukraine : à Tchernobyl, Greenpeace craint de nouveaux rejets de radioactivité
#guerreenUkraine #Tchernobyl #radioactivite
Article mis en ligne le 15 avril 2026

En Ukraine, l’effondrement incontrôlé de l’enveloppe interne de confinement de la centrale nucléaire de Tchernobyl pourrait accroître le risque de rejets de radioactivité dans l’environnement, a averti Greenpeace, ce mardi 14 avril 2026.

Aujourd’hui, les vestiges de la centrale de Tchernobyl (réacteur n°4) sont recouverts d’une enveloppe interne en acier et en béton, appelée « sarcophage » et construite à la hâte après la catastrophe de 1986, et d’une enveloppe externe moderne, appelée « nouvelle enceinte de confinement ». En février 2025, cette structure métallique installée en 2016 – pour recouvrir le réacteur qui avait explosé en avril 1986 – avait été perforée par un drone russe. L’Ukraine a d’ailleurs, à maintes reprises, accusé la Russie de viser le site depuis le début de l’invasion, en 2022.

Dans un rapport rendu public ce mardi 14 avril, Greenpeace avertit qu’en dépit de travaux de réparation, la fonction de confinement de la nouvelle enceinte n’a pas pu être « pleinement rétablie ». « Cela accroît le risque de rejets de radioactivité dans l’environnement, notamment en cas d’effondrement » de l’enveloppe interne, s’inquiète encore l’ONG. (...)

La radioactivité ne connaît « pas de frontières »

Le directeur de la centrale, Sergiy Tarakanov, a souligné que la situation était très « dangereuse ». « Si une roquette tombe, non seulement dans l’enceinte de confinement mais à seulement 200 mètres, cela créera un impact externe semblable à celui d’un séisme », s’est-il alarmé. « Et ce que l’accident de 1986 nous a montré, [...] c’est que les particules radioactives ne connaissent pas de frontières », a-t-il rappelé. (...)


image : Tebesonati, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons