Le tribunal de Lille, dans le nord de la France, a prononcé lundi des peines d’une à sept années de prison ferme à l’encontre de 19 passeurs ayant pris part à un réseau d’acheminement de matériel nautique pour faire passer les migrants vers l’Angleterre via la Manche.
Plus d’un mois après l’ouverture du procès au tribunal de Lille, dans le nord de la France, pour "aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d’un étranger en bande organisée" et "participation à une association de malfaiteurs", la justice a rendu son verdict à l’encontre de 19 personnes.
Suivant des degrés d’implication divers, du "guetteur" aux "têtes pensantes" en passant par les chauffeurs, tous les accusés ont été condamnés pour leur participation à un réseau de transport de matériel nautique (canots pneumatiques, gilets de sauvetage) d’Allemagne, où ces équipements étaient stockés, jusqu’au littoral du nord de la France, où ont lieu les départs clandestins vers l’Angleterre. Ils ont écopé de peine allant d’un à sept ans de prison ferme.
Âgés de 22 à 49 ans, les 19 condamnés, parmi lesquels une femme, sont majoritairement originaires d’Irak, mais aussi de Turquie et de Syrie.
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Tous ont été condamnés à une interdiction définitive du territoire français.
"Le même schéma que celui du trafic de stupéfiants" (...)
Europol, l’agence européenne de police criminelle, a annoncé fin mars le lancement d’un Centre européen de lutte contre le trafic de migrants.
L’organisation va intensifier ses actions sur les réseaux sociaux et les messageries cryptées, largement utilisés par les passeurs pour attirer des migrants ou pour coordonner les déplacements des exilés. Europol veut aussi s’attaquer au modèle économique des trafiquants.