
Le projet d’indice de durabilité des smartphones, élaboré par la France, passe à la trappe. Il risquait de faire doublon avec celui, pourtant moins complet, que veut mettre en place l’Union Européenne.
L’Union européenne a déjà prévu un étiquetage spécifique pour ces appareils. Celui-ci doit entrer en vigueur à partir de juin 2025. L’étiquette énergie des téléphones devrait comporter une note sur leur plus ou moins grande facilité de réparation, ainsi que quelques informations sommaires sur leur robustesse. (...)
Si une harmonisation entre les États membres est « souhaitable », celle-ci « ne doit pas se faire au prix d’une méthode laxiste », déplore l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP). Sauf que le projet français était justement beaucoup plus complet : 22 critères pris en compte, contre cinq dans l’indice européen avec, pour l’indice hexagonal, l’avantage d’un résumé par une note agrégée permettant « aux consommateurs de faire des arbitrages rapides entre plusieurs produits », notait HOP. L’indice européen présente aussi le défaut de ne pas tenir compte du prix des pièces détachées.
Feu vert pour les téléviseurs et lave-linges
En revanche, l’indice de durabilité verra bien le jour pour deux autres familles d’appareils : les téléviseurs et les lave-linges. Contrairement aux smartphones, aucun nouvel étiquetage européen n’est prévu — pour l’instant — pour ces deux familles d’appareils. L’indice de durabilité français a donc le champ libre. Il remplacera l’indice de réparabilité lancé en 2021. (...)