Trois reporters ont été tués samedi 28 mars par une frappe israélienne sur leur voiture au sud du Liban. Israël accusait l’un d’eux d’être un soldat d’élite du Hezbollah, sans en apporter la moindre preuve. Mobilisée, l’organisation de défense de la profession « Committee to protect journalists » réclame une enquête sur ces trois meurtres, et rappelle que, sans preuve du contraire, les journalistes couvrant un conflit sont considérés comme des civils.
Ali Shoeib, Fatima et Mohamed Ftouni, les trois reporters, ont été tués par une frappe israélienne sur leur voiture. Israël accusait le premier, un journaliste chevronné de la chaîne Al-Manar affiliée au Hezbollah libanais, d’en être un soldat d’élite, sans en apporter de preuve.
« Sans preuve crédible de leur participation directe aux hostilités, ces frappes risquent de violer le droit humanitaire international », estime Sara Qudah, directrice Moyen-Orient pour l’organisation « Committee to protect journalists ». « Ce qu’Israël essaie de faire, c’est de faire taire les témoins et de contrôler le récit en visant les journalistes qui rapportent les faits sur le terrain. »
« Chacun son arme, nous c’est notre caméra et notre micro »
Ali Rida Sbeity, lui, est sorti indemne de la frappe contre un pont près duquel il se tenait avec son collègue Steve Sweeney de la télévision Russia Today. Il a très vite repris le travail. (...)