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Marie-Claude Saliceti
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Appel des Appels
Prochaines journées de l’Appel des appels : « Comment la société traite la vulnérabilité de l’enfant et de celles et ceux qui l’accompagnent ? » 30 & 31 MAI - PARIS
#enfances
Article mis en ligne le 27 avril 2026
dernière modification le 21 avril 2026

Discussions - Débats - Cinéma

Pour partager, imaginer et mettre en œuvre d’autres manières d’accueillir, d’éduquer, de protéger et de prendre soin de l’enfance.

Enseignants, Avocats, Soignants,Travailleurs sociaux, Éducateurs, Artistes, Pédopsychiatres, Écrivains,Psychanalystes, Chercheurs, Juges, Metteurs en scène, Élèves,Sociologues, Musiciens...

discuteront de la réhabilitation de la vulnérabilité.

Dans la pratique de nos métiers, cherchons comment œuvrer
à partir de la puissance créatrice de l’enfance,
celle des enfantset celle qui est en chacun de nous

(...)

« Comment la société traite la vulnérabilité de l’enfant et de celles et ceux qui l’accompagnent ? »

La manière dont une société traite les bébés, les enfants, les adolescents, révèle son éthique.

Elle révèle aussi les valeurs qu’elle accorde à la puissance créatrice de l’enfance dans les pratiques sociales et symboliques des adultes, l’acte de création relevant, en chacun de nous, de cette puissance imaginaire de l’enfance.

Si après la deuxième guerre mondiale, un souffle humaniste a permis de prendre en charge la jeunesse sans étoiles et l’enfance maltraitée, il semble bien aujourd’hui que la prolifération des normes et des lois de protection des enfants constitue un cache-misère des processus de marchandisation. Des procédures normatives remplacent l’éducation et le soin et des référentiels impératifs les dominent.

En prônant cette "loi de la jungle marchande", notre société transforme la vulnérabilité, source de l’acte de création, en faiblesse à éradiquer.

Elle prive, ce faisant, les plus fragiles et les plus faibles, mais aussi leur environnement et donc toute la société, des potentialités que recèle cette vulnérabilité : ce qu’elle permet, ce qu’elle offre comme possibilités de trouvailles alternatives, de développement de la créativité, d’inventions et de changements.

Depuis son origine l’Appel des appels alerte sur ces dérives normatives du néocapitalisme qui mettent le profit, l’efficacité ou le traitement immédiat et non plus l’humain au cœur de notre société.

Les suppressions de postes dans l’éducation, le soin et la justice, les scandales incessants de la maltraitance institutionnelle, le détournement des moyens, c’est-à-dire tout ce qui vient de la logique managériale néocapitaliste, empêche le professionnel d’exercer. Elle fragilise de même le devenir de l’enfant en tuant dans l’œuf la possibilité de prendre soin de sa singularité. Cette normativité acharnée est l’outil de domination du XXIe siècle. Elle masque, grève, plombe, voire obère, toute possibilité de résistance et de création d’autres imaginaires sociaux.

L’Appel des appels organise ces journées 2026 autant pour lutter contre ces outils que pour partager, imaginer et mettre en œuvre d’autres manières d’accueillir, d’éduquer, de protéger et de prendre soin de l’enfance.

Les questions qui seront travaillées en présence de professionnels de terrain, de chercheurs et d’artistes traiteront de la réhabilitation de la vulnérabilité en puisant dans la "force œuvrière" (1) : dans la pratique de nos métiers, comment œuvrer à partir de la puissance créatrice de l’enfance, celle des enfants et celle qui est en chaque adulte.

Ces journées s’adressent donc à toutes et tous puisqu’il s’agit de témoigner et de réfléchir ensemble pour refonder une société humaine autour de nos enfants.