Plusieurs ONG présentes en mer Méditerranée ont lancé des opérations de sauvetage ces derniers jours. Près de 180 exilés sont actuellement à bord de l’Open Arms, tandis que le Geo Barents et le Louise Michel ont débarqué leurs passagers dans des ports italiens. De son côté, Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement, a menacé de ne plus autoriser les navires humanitaires - ne battant pas pavillon italien - à débarquer sur son sol. (...)
Plusieurs ONG présentes en mer Méditerranée ont lancé des opérations de sauvetage ces derniers jours. Près de 180 exilés sont actuellement à bord de l’Open Arms, tandis que le Geo Barents et le Louise Michel ont débarqué leurs passagers dans des ports italiens. De son côté, Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement, a menacé de ne plus autoriser les navires humanitaires - ne battant pas pavillon italien - à débarquer sur son sol. (...)
La majorité des rescapés sont des Soudanais et des Syriens, dont des femmes et des enfants.
Les 61 personnes secourues jeudi 28 septembre par le navire humanitaire de Médecins sans frontières (MSF), Geo Barents, ont débarqué, elles, dans le port de Civitavecchia, au-dessus de Rome, dimanche 1er octobre. Les survivants restent traumatisés par la traversée. Un jeune garçon, Evan, a raconté que son bateau, parti de Sfax en Tunisie le 14 septembre, avait chaviré avec l’intégralité des personnes à bord. Seul rescapé parmi les hommes, les femmes et les bébés qui étaient avec lui, il a été secouru par une autre embarcation de migrants avant de monter sur le navire humanitaire. (...)
Le canot sur lequel est monté Evan était en fer, comme de nombreuses embarcations mises à la mer par les passeurs à Sfax. Ce genre de bateaux est complètement inadapté à de telles traversées. (...)
Rome reproche à Berlin d’aider les ONG en mer (...)
L’exécutif de Giorgia Meloni, arrivée au pouvoir il y a un an en défendant un programme résolument anti-migrants, estime que la présence de navires humanitaires en mer contribue à créer un appel d’air. Les ONG font valoir qu’elles récupèrent moins de 10 % des personnes effectuant la dangereuse traversée, l’immense majorité arrivant soit par leurs propres moyens, soit en étant récupérés par les autorités italiennes.
Jusqu’à présent, en 2023, au moins 2 078 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée centrale, selon MSF.