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Marie-Claude Saliceti
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Contre-Attaque
Paris : les gendarmes arrachent et volent une banderole en hommage aux victimes du racisme
#antiracisme #antifascisme #solidarités #repression
Article mis en ligne le 15 mars 2026

Marche des solidarités, 14 mars, Paris. Une ligne de gendarmes armés charge un cortège pour arracher une banderole. C’est une pure opération de hooliganisme, une action mafieuse : attaquer une manifestation pour lui voler l’outil qui lui sert à afficher un simple message. Et quel message !

La banderole dérobée par les militaire est une œuvre du collectif artistique Black Lines, avec les mots « À nos mort·es », rendant hommage aux victimes du racisme et de la répression.

On y voit des barbelés et des pierres tombales avec la mention « Aux frontières, en CRA, en garde à vue, en prison, dans les quartiers »… Bref, autant de victimes, nombreuses, dont on ne parle jamais, qui l’ont pas l’honneur d’être médiatisées, et encore moins que les autorités ne leur rendent hommage.

Bien au contraire, ces victimes sont généralement salies post-mortem, en particulier toutes les personnes tuées par la police.

C’est donc cette banderole que les forces de l’ordre ont décidé de voler. Ce choix n’a rien d’anodin.

D’un côté, les plus hautes autorités du pays organisent une minute de silence et un hommage national à un nazi violent, qui organise des embuscades armées et qui clame sa nostalgie d’Hitler. De l’autre, la police traque les hommages aux victimes oubliées du racisme jusque sur les banderoles dans la rue.

Tout cela fait système. (...)