À plusieurs reprises, MSF a fait part de ses vives préoccupations concernant les demandes d’Israël visant à obtenir des informations personnelles sur le personnel palestinien dans le cadre du nouveau processus d’enregistrement. Dans les territoires palestiniens occupés, des travailleurs médicaux et humanitaires ont été intimidés, arbitrairement détenus, attaqués et tués par Israël. Depuis le 7 octobre 2023, à la suite du massacre perpétré par le Hamas, plus de 1 700 professionnels de santé ont été tué par Israël lors d’attaques contre Gaza, dont 15 membres de MSF. Dans ce contexte, et en l’absence des garanties nécessaires pour assurer la sécurité de son personnel, MSF ne communiquera pas la liste de ses employés palestiniens aux autorités israéliennes.
Les nouvelles exigences d’enregistrement imposées par les autorités israéliennes constituent un prétexte pour entraver l’aide humanitaire et violent les principes humanitaires. Elles enfreignent également le devoir de protection de MSF envers son personnel, ainsi que les normes internationales en matière de protection des données. (...)
Dans l’attente de la décision définitive de la Cour suprême israélienne, MSF appelle les gouvernements de la communauté internationale à mobiliser tous les leviers diplomatiques, politiques et juridiques à leur disposition afin d’exiger du gouvernement israélien la levée de ces restrictions sur l’aide vitale et la prévention de nouvelles souffrances pour les populations de Gaza et de Cisjordanie. MSF réaffirme sa détermination à rester dans les territoires palestiniens occupés et à y fournir une assistance aussi longtemps que possible, comme elle le fait depuis près de quarante ans.