Neuf migrants ont été arrêtés pour "délit de piraterie" par la police espagnole, mardi. Ils sont accusés par les autorités d’avoir menacé un équipage de marins néerlandais venu à leur secours en mer, afin de les obliger à débarquer dans les Canaries et non au Maroc comme prévu initialement.
Les canots ont été secourus lundi soir par un remorqueur néerlandais dans les eaux marocaines, selon les sauveteurs espagnols.
Ces migrants sont accusés d’avoir obligé les marins néerlandais à faire route vers les Canaries au lieu de les débarquer à leur destination initiale : le port de Tan Tan, au sud du Maroc. Les autorités espagnoles affirment à l’agence de presse que les exilés sont devenus "agressifs" envers l’équipage, sortant "des couteaux", pour l’obliger à détourner sa route.
Face à cette "révolte", le remorqueur néerlandais a effectivement mis le cap vers Fuerteventura, une île des Canaries.
À leur arrivée dans l’archipel espagnol, ces neuf migrants - dont la nationalité n’a pas été communiquée - ont été arrêtés par la Garde civile espagnole pour "délit de piraterie". La police espagnole n’a pas fourni davantage de détails à l’AFP.
Un chef d’accusation déjà employé ailleurs
Ce type d’accusations n’est pas nouveau et a déjà été employé par plusieurs États, dans des circonstances variables cependant. (...)