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Méditerranée : près de 21 000 migrants interceptés par les gardes-côtes libyens, régulièrement accusés de violences
#Mediterranee #migrants #immigration #naufrages #Libye
Article mis en ligne le 6 décembre 2024
dernière modification le 4 décembre 2024

Selon les chiffres de l’Organisation internationale des migrations, 20 839 migrants ont été interceptés en mer Méditerranée depuis le début de l’année 2024 et ramenés de force en Libye. Un chiffre qui dépasse le bilan annuel de 2023. Les gardes-côtes libyens sont régulièrement accusés de violences et d’exactions envers les exilés.

La barre des 20 000 interceptions en mer a été franchie. Selon l’organisation internationale des migrations (OIM), 20 839 exilés ont été interceptés en mer Méditerranée par les autorités libyennes depuis le début de l’année. Alors que l’année n’est pas achevée, le chiffre dépasse le bilan annuel de 2023 (17 000 personnes interceptées).

Parmi les exilés stoppés en mer et ramenés de force en Libye, 18 000 sont des hommes et 1500 des femmes. Et 680 sont des mineurs. Toutes ces personnes envisageaient de rejoindre l’Europe via l’Italie, principale porte d’entrée pour les exilés traversant la mer sur des petites embarcations. (...)

Depuis sept ans, la Libye a l’autorisation de mener ces interceptions en Méditerranée avec le blanc-seing de l’Union européenne (UE). Le pays a signé un accord avec l’Italie qui vise depuis 2017 à lutter contre l’immigration clandestine. L’Europe donne concrètement aux autorités libyennes la charge de la coordination des sauvetages au large de leurs côtes (tâche qui incombait auparavant au centre de coordination de sauvetage maritime de Rome ou de La Valette, à Malte) pour "endiguer" les arrivées de migrants en Europe. L’Italie équipe et forme aussi les autorités libyennes pour intercepter les exilés en Méditerranée. (...)

Depuis 2017, les ONG fulminent contre ce partenariat. Car les incidents ne sont pas rares. À peine signé, l’accord était déjà mis à mal par une intervention meurtrière des gardes-côtes libyens (...)

en avril 2024, des garde-côtes libyens avaient aussi ouvert le feu en direction de l’un des canots de sauvetage du navire humanitaire Mare Jonio. L’équipage était en train de secourir une embarcation de migrants lorsque les Libyens sont intervenus provoquant un mouvement de panique. (...)