Elon Musk et Donald Trump ont échangé durant deux heures au cours d’une conversation sur X (anciennement Twitter) ce lundi 12 aout 2024, en comparant notamment les migrants à une apocalypse zombie.
Trump promet "la plus grande déportation de l’histoire"
Le patron du réseau social, également aux manettes de Tesla et Space X, avait promis un moment "très divertissant". Il a surtout permis à M. Trump de recycler ses thèmes de campagne en présence d’un interlocuteur amical, déterminé à ne pas le contredire.
L’ex-président républicain a une nouvelle fois promis "la plus grande déportation de l’histoire" des Etats-Unis, en affirmant faussement que l’afflux massif de migrants sous l’administration Biden a fait augmenter la criminalité.
"Nous avons des gens qui affluent comme si c’était une (...) apocalypse zombie", a acquiescé M. Musk, qui a longtemps eu une relation compliquée avec M. Trump mais le soutient publiquement depuis la tentative d’assassinat contre lui le mois dernier.
Le géant de la tech en a profité pour cataloguer Kamala Harris, nouvelle concurrente de M. Trump dans la course à la Maison Blanche, comme une candidate "d’extrême gauche".
A la peine pour contrer l’enthousiasme généré par l’entrée en lice de Mme Harris, M. Trump a remis en cause sa légitimité. Le renoncement de Joe Biden, plombé par les doutes sur sa santé, "était un coup d’Etat", a fulminé le tribun de 78 ans.
La discussion visée par une cyberattaque (...)
Pendant deux heures, les deux milliardaires sont apparus comme deux camarades discutant dans un bistro, sans jamais s’opposer.
M. Trump a par exemple ironisé sur le changement climatique, en expliquant que la montée des océans se traduira par "plus de propriétés en bord de mer". Ce qui ne l’a pas empêché de louer les voitures électriques Tesla produites par son interlocuteur, qu’il trouve "incroyables".
"Ce n’est pas comme si la maison était en feu immédiatement", a abondé M. Musk, qui a félicité le tribun pour ses "tweets épiques".
M. Trump en a profité pour vanter ses relations avec des dirigeants autoritaires comme le président russe Vladimir Poutine ou le Nord-Coréen Kim Jong Un. S’il revient au pouvoir, les Etats-Unis seront plus en sécurité sur la scène mondiale, a-t-il promis.
"Je pense que les gens sous-estiment le risque d’une troisième guerre mondiale", a complété M. Musk. Le patron a même semblé candidater pour un poste sous une future potentielle administration Trump, en expliquant qu’il aimerait participer à une commission qui "s’assurerait que l’argent des contribuables est dépensé à bon escient".
Une perspective séduisante pour l’ex-président, qui a félicité M. Musk pour les vagues de licenciements qu’il a imposées chez X. "Vous êtes le meilleur réducteur de coûts", a-t-il complimenté.