
Après avoir suspendu la dissolution des Soulèvements de la Terre prononcée par le gouvernement, le Conseil d’État tenait audience ce vendredi 27 octobre en vue d’une décision définitive, dans quelques jours. Les Soulèvements de la Terre et ses alliés avaient appelé à un rassemblement devant le Palais Royal, à Paris. Reportage.
A 11 h 50, la foule est encore clairsemée, place du Palais Royal à Paris, ce 27 octobre. À l’appel des Soulèvements de la Terre mais également des syndicats (Solidaires, Confédération paysanne) et d’organisations écologistes (dont Greenpeace France, Alternatiba, Attac ou encore Notre Affaire à tous), un rassemblement est organisé à l’occasion de l’audience « au fond » du recours contre la dissolution des Soulèvements. Pour rappel, le Gouvernement l’avait prononcée le 21 juin par décret en conseil des ministres, avant qu’un collectif ne saisisse les juges des référés du Conseil d’État.
Vers 12 h 30, environ 200 personnes attendent le début des prises de parole, dont celles de Léna Lazare et Corinne Morel Darleux. Des drapeaux politiques flottent aux côtés des associations : la France insoumise, dont la députée de Haute-Garonne Anne Stambach-Terrenoir prendra la parole, mais également les écologistes : le député européen Benoît Biteau, un des orateurs, et Sandrine Rousseau, venue saluer quelques militants. D’autres groupes se forment autour de leur étendard : le NPA, mais également l’Union communiste libertaire ou le Peps (un mouvement communaliste et écologiste).
« Tempête liberticide »
Les prises de parole s’enchaînent rapidement, portées par la sonorisation puissante de la camionnette Solidaires. Derrière le risque d’une dissolution, c’est la crainte d’une jurisprudence extensive et liberticide qui pourrait menacer demain l’ensemble du mouvement social. (...)
Une autre actualité plane sur ce rassemblement, celui de la répression contre la gauche radicale et antifasciste. Le Conseil d’État examine également ce 27 octobre la dissolution du Groupement Antifasciste Lyon et Environs (GALE), tandis que depuis le 3 octobre, sept militants « d’ultragauche » accusé·s de terrorisme sont entendus au tribunal correctionnel de Paris, dans « l’affaire du 8 décembre ». Une occasion pour leurs proches de dénoncer le fonctionnement judiciaire et la répression. (...)