Porte-parole du Parti de la nation corse, député européen Europe Écologie Les Verts, maire du village d’Osani — la réserve naturelle de Scandola et le golfe de Girolata en sont les joyaux —, François Alfonsi fait partie des principales personnalités de la vie politique corse.
Nous lui avons demandé de revenir sur ses combats des quarante dernières années pour mieux comprendre son projet politique d’une Corse autonome dans une Europe fédérale, seule solution à ses yeux pour que l’île vive en commun. (...)
Vous appartenez à un parti dit « nationaliste modéré ». Pouvez-vous revenir sur votre trajectoire et l’histoire de ce mouvement ?
Le mouvement « nationaliste » s’est structuré dans le sillage des événements d’Aleria en 1975, lorsque quelques dizaines de membres de l’Action pour la renaissance de la Corse ont occupé une cave viticole pour protester contre une escroquerie qui risquait de ruiner des petits viticulteurs. La réaction disproportionnée de l’État — près de deux mille gendarmes ont été envoyés ! — a été un déclencheur. Après Aleria donc, l’offre politique politique s’est organisée autour de trois tendances (...)