Les relations se sont brusquement tendues ces dernières semaines entre Israël et le gouvernement italien de Giorgia Meloni, pourtant l’une des alliées les plus sûres de l’État hébreu en Europe. Ces tensions ont été notamment suscitées par les tirs essuyés au Liban par des soldats italiens de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). L’Italie a en effet annoncé, lundi 13 avril, qu’elle met un terme à l’accord de défense qui la relie à Israël.
Ratifié en 2006 et renouvelé tacitement tous les cinq ans, l’accord de défense arrivait à son terme ces jours-ci. Il encadre la coopération entre les deux pays dans l’industrie de défense, la formation des militaires, la recherche et les technologies d’information, entre autres. L’opposition italienne demandait depuis plusieurs mois au gouvernement de suspendre ce renouvellement. (...)
La semaine dernière, le gouvernement italien avait convoqué l’ambassadeur d’Israël pour protester contre les tirs essuyés par des Casques bleus au Liban. Et la tension est encore montée d’un cran entre les deux pays après la visite du chef de la diplomatie italienne à Beyrouth, Antonio Tajani, qui a qualifié les tirs de l’armée israélienne contre des civils au Liban d’ « attaques inacceptables ». Le ministre a appelé au dialogue entre le Liban et Israël et à un « cessez-le-feu nécessaire et durable », ajoutant : « Il faut à tout prix éviter une nouvelle escalade comme celle de Gaza. »