Au cours de sa visite en Afrique de l’Ouest, le Premier ministre espagnol a signé des accords avec la Gambie et la Mauritanie. Le but : renforcer la coopération pour lutter contre les passeurs et œuvrer en faveur d’une migration régulée. Pedro Sánchez s’est notamment engagé à mettre en place un processus de sélection des travailleurs mauritaniens autorisés à venir travailler en Espagne. En échange, les autorités mauritaniennes prévoient de durcir la législation locale sur l’immigration clandestine.
Madrid a aussi signé avec ses deux partenaires des textes en vue de renforcer la collaboration contre la criminalité organisée sous toutes ses formes. Le Premier ministre espagnol a précisé qu’il s’agissait principalement de combattre le trafic d’êtres humains, lors d’une rencontre avec le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, selon des propos rapportés par l’agence nationale mauritanienne.
Durcir la législation sur la migration clandestine
En retour, la présidence mauritanienne promet de durcir sa législation contre l’immigration irrégulière. Elle a annoncé lundi une réunion le 2 septembre des députés pour examiner des textes prévoyant la création d’un tribunal spécialisé chargé de réprimer le trafic des migrants et la mise en place de nouvelles dispositions pénales, selon un décret rendu public. (...)
Selon une source de la présidence du gouvernement espagnol, la Mauritanie abrite actuellement quelque 200 000 réfugiés victimes de l’instabilité au Sahel. Parmi eux, de très nombreux Maliens, qui sont des candidats potentiels à un départ vers les Canaries, porte d’entrée de l’Europe pour des milliers d’Africains qui prennent depuis des années la périlleuse route de l’Atlantique à la recherche d’un avenir meilleur.
Hausse de 126% des arrivées de migrants aux Canaries (...)