Lait en poudre, haricots, produits d’hygiène... Deux navires de la marine mexicaine chargés de plus de 800 tonnes d’aide humanitaire sont arrivés jeudi à Cuba alors que l’île subit une grave crise énergétique en raison de la suspension des livraisons de pétrole brut en provenance du Venezuela. La Russie et le Chili ont également promis de l’aide.
L’aide humanitaire promise par le Mexique est arrivée jeudi 12 février à Cuba au moment où le pays traverse une très grave crise énergétique sous la pression des États-Unis, tandis que la Russie et le Chili ont également annoncé vouloir aider l’île communiste. (...)
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a remercié son homologue mexicaine. "Les aides humanitaires de nos frères mexicains ne valent pas seulement pour leur cargaison matérielle. En elles, voyagent la solidarité, l’amitié" entre les deux pays, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
L’arrivée de cette aide humanitaire intervient alors que le Mexique tente de négocier une éventuelle livraison de pétrole à destination de l’île sans être sanctionné par les États-Unis, qui ont menacé d’imposer des droits de douane aux pays envoyant du carburant à Cuba (...)
Donald Trump accusé de vouloir "asphyxier" Cuba
La Havane accuse le président américain Donald Trump de vouloir "asphyxier" l’économie de l’île, où des mesures d’urgence, telles que le rationnement de l’essence, la semaine de quatre jours dans les administrations, le télétravail ou encore les cours universitaires à distance, sont en vigueur depuis lundi. La pénurie de carburant a également conduit les autorités sanitaires du pays à réduire le personnel présent dans les hôpitaux et suspendre les opérations chirurgicales non essentielles.
"Interférer dans les importations de combustible pourrait provoquer une grave crise humanitaire, avec des effets en chaîne sur les services essentiels", a mis en garde jeudi dans un communiqué un groupe d’experts auprès de l’ONU, mais qui ne parlent pas au nom des Nations unies.
L’étau énergétique de Washington frappe une île déjà aux prises depuis six ans avec une sévère crise économique marquée par un manque de devises, une forte inflation, des pénuries en tout genre, de longues coupures d’électricité, sous les effets conjugués du durcissement de l’embargo américain et des faiblesses structurelles de son économie centralisée.