Les opérations pour relancer un réacteur de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa (centre-ouest), à l’arrêt depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, ont commencé mercredi 21 janvier dans la soirée après avoir reçu le mois dernier l’aval du gouverneur du département de Niigata, où elle se trouve.
« Une alarme du système de surveillance (...) s’est déclenchée pendant les procédures de démarrage du réacteur, et les opérations sont actuellement suspendues », a déclaré à l’AFP Takashi Kobayashi, porte-parole de l’opérateur Tokyo Electric (Tepco). « Le réacteur est stable et il n’y a aucune incidence de radioactivité à l’extérieur », a-t-il ajouté, précisant que Tepco « enquête actuellement sur la cause » de l’incident et n’est pas en mesure d’annoncer quand les opérations reprendront.
Les barres de contrôle sont un dispositif utilisé pour ajuster la réaction nucléaire en chaîne dans le coeur du réacteur, qui peut ainsi être accélérée par leur léger retrait, ou au contraire ralentie ou arrêtée complètement par l’insertion des barres plus profondément. « Nous enquêtions sur l’équipement électrique défectueux », a par la suite expliqué Takashi Kobayashi, et « quand il est apparu que cela prendrait du temps, nous avons décidé de réinsérer les barres de contrôle » afin de poursuivre l’enquête.
Le redémarrage, initialement prévu mardi, avait été retardé après la détection le week-end dernier du déclenchement d’une alarme – également liée aux barres de contrôle –, qui avait été résolu dimanche, selon Tepco.
La population divisée sur le sujet (...)
selon une enquête menée en septembre par le département, 60 % des habitants étaient opposés au redémarrage, contre 37 % qui le soutenaient. (...)
Plusieurs associations ont remis début janvier une pétition contre la relance comportant près de 40 000 signatures à Tepco et à l’Autorité japonaise de régulation nucléaire soulignant que la centrale se trouve sur une zone sismique active où a eu lieu un violent séisme en 2007.