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France TV Info
"Gaza est devenue un cimetière pour enfants" : l’Unicef s’inquiète de la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne
#Israel #Hamas #Palestine #Gaza
Article mis en ligne le 2 novembre 2023
dernière modification le 1er novembre 2023

L’agence humanitaire des Nations unies s’inquiète de la situation dans l’enclave palestinienne. Pour l’Unicef, les bombardements et les privations risquent d’aggraver un bilan humain déjà dramatique.

Comment fournir un bilan des victimes de la guerre dans la bande de Gaza, où les journalistes n’ont pas accès ? Les ONG et les institutions des Nations unies, qui ont l’expérience de ces situations, continuent de travailler avec les médecins et leurs agents encore présents sur place. C’est le cas notamment du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), qui avance des chiffres terribles. Plus de 3 450 enfants sont morts à Gaza depuis le début de la guerre, selon l’agence de l’ONU qui reprend en grande partie les chiffres des autorités du territoire palestinien. (...)

La bande de Gaza "est devenue un cimetière pour des milliers d’enfants", a déclaré mardi 31 octobre l’agence humanitaire des Nations unies. Surtout que le bilan total ne prend pas en compte les quelque 940 enfants portés disparus à Gaza, dont tout porte à croire qu’ils sont sans doute morts dans l’effondrement des bâtiments touchés par les bombardements.
Un manque d’eau et d’électricité

Mais il ne suffit pas d’échapper aux bombes, il faut encore survivre dans une enclave privée de tout ou presque. Et tout d’abord, le territoire est privé d’’électricité. 130 enfants prématurés sont actuellement sous incubateurs dans les hôpitaux de Gaza. Mais s’il n’y a plus de fioul pour les générateurs, ils risquent de mourir, s’inquiète l’Organisation mondiale de la santé. "C’est une catastrophe imminente pour la santé publique qui se profile", déclare Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS.

L’accès à l’eau est également devenu critique (...)

Une émotion rare aux Nations unies

La situation sur le terrain est tellement désastreuse que même à l’ONU, le personnel a du mal à cacher une certaine émotion. Il s’agit de la première fois, à part peut-être au plus fort du conflit syrien, qu’on ressent cette pesanteur à chaque conférence de presse. Avec des porte-paroles qui sont parfois au bord des larmes quand ils annoncent que plusieurs de leurs collègues sont morts dans la nuit, ou que des parents sont obligés d’inscrire le nom de leur enfant sur leur bras au cas où il faudrait les identifier à la morgue. (...)