La France salue la réouverture, même partielle, du point de passage de Rafah, prévue par le plan de paix américain. Paris se félicite aussi du redéploiement la mission civile européenne, l’EUBAM, à Rafah, qui compte sur place plusieurs dizaines d’agents chargés de superviser les opérations.
Depuis la réouverture du point de passage de Rafah, certains Palestiniens rentrant à Gaza se plaignent de s’être vus confisquer des produits tels que les sirops pour la toux, des parfums ou des écouteurs, y compris par des agents de l’EUBAM, la mission civile européenne de surveillance à Rafah.
Des accusations que réfute le porte-parole de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Anouar El Anouni. Partie neutre placée entre les Palestiniens, les Israéliens et les Égyptiens pour superviser l’accord signé entre eux, l’EUBAM a déployé 30 agents venus de 11 États contributeurs au point de passage de Rafah.
« La liste des articles autorisés à entrer à Gaza fait partie de l’accord », soutient l’UE
« La mission de l’Union européenne ne décide pas des personnes autorisées à traverser. Il s’agit de la seule responsabilité des parties. La liste des articles qui sont autorisés à entrer à Gaza fait partie de l’accord entre les parties. C’est-à-dire les Israéliens, les Palestiniens et les Égyptiens », rappelle Anouar El Anouni. « Les articles qui ne sont pas autorisés sont confisqués par les autorités frontalières palestiniennes, et ce, conformément aux règles convenues entre les parties. Le mandat d’EUBAM Rafah se limite à surveiller les opérations au point de passage de Rafah lui-même et à soutenir les gardes frontaliers et les autorités palestiniennes dans ce travail. »
La réouverture du poste-frontière de Rafah est loin de tenir ses promesses pour les Palestiniens de Gaza. (...)