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France : la maire de Besançon harcelée après avoir dénoncé des propos anti-migrants
#extremedroite #racisme #cyberharcèlement
Article mis en ligne le 16 avril 2024
dernière modification le 15 avril 2024

La maire de Besançon, dans l’est de la France, Anne Vignot, a annoncé avoir porté plainte pour harcèlement. Elle avait dénoncé la présence de pancartes anti-migrants brandies par un groupuscule d’extrême droite lors du Carnaval de la ville, le week-end dernier.

(...) "Le 7 avril 2024 dans le cadre du Carnaval de Besançon, des militantes du collectif d’extrême droite Nemesis ont perturbé le défilé en brandissant deux pancartes associant sans nuance les termes ’immigrés’ et ’violeurs’", a indiqué l’élue dans un communiqué.

Après avoir brandi une pancarte, une militante de Nemesis, par ailleurs étudiante en filière Administration économique et sociale âgée de 19 ans, a été placée en garde à vue mardi durant plusieurs heures avant d’être relâchée. Une autre jeune femme devait être entendue ultérieurement.
"Un harcèlement ciblé et coordonné d’une extrême violence"

"Ces propos essentialisant, qui constituent des incitations à la haine envers les étrangers, m’ont conduit à déposer plainte le même jour pour incitation à la haine raciale", a rappelé l’édile.

C’est à l’annonce de son dépôt de plainte qu’Anne Vignot raconte avoir été cyberharcelée : "J’ai subi un harcèlement ciblé et coordonné d’une extrême violence sur les réseaux sociaux. Au-delà des outrages me visant en ma qualité de maire, ou des appels à commettre des crimes à mon encontre, dont des menaces de viol, j’ai reçu des centaines d’injures et propos haineux ou dégradants", indique-t-elle.

Ce n’est pas la première fois qu’un élu subit une vague de harcèlement pour avoir dénoncé des propos anti-migrants. (...)

Hausse des atteintes verbales ou physiques contre les élus (...)

Le 21 mars dernier, le Parlement a d’ailleurs promulgué une nouvelle loi visant à renforcer la sécurité des élus. Elle prévoit des sanctions aggravées en cas d’agression contre les élus et considère le harcèlement moral (notamment en ligne) comme une circonstance aggravante. Les condamnations pour cyberharcèlement vont jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.