Un procès à ramifications s’est ouvert ce lundi 30 mars en France sous le nom d’Athanor, une loge de francs-maçons devenus commanditaires de barbouzeries. Pendant trois mois et demi, une vingtaine de personnes vont être jugées par la cour d’assises de Paris, pour de multiples faits allant jusqu’à l’assassinat.
Parmi les 22 personnes jugées dans cette affaire à Paris, treize risquent la prison à perpétuité. Trois policiers, dont un retraité des services de renseignement, un agent de sécurité et des chefs d’entreprise font partie du groupe. Ils comparaissent pour plusieurs faits criminels, dont le meurtre d’un pilote automobile et d’une tentative d’assassinat. (...)
Des « missions » qui vont crescendo
Frédéric Vaglio, un entrepreneur de 53 ans, est accusé d’être l’intermédiaire entre le commanditaire et les exécutants d’une multitude de crimes et délits, mis en œuvre par un troisième membre d’Athanor : Daniel Beaulieu, un retraité de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, depuis devenue DGSE), aujourd’hui âgé de 72 ans. Les deux font donc partie des personnes jugées lors de ce procès.
Les « missions » du réseau vont crescendo : agression et vol d’un ordinateur par un faux livreur de pizzas, incendie d’une voiture, rats morts déposés dans un jardin, agression d’un élu... Cela va jusqu’à l’assassinat, en novembre 2018, du pilote automobile Laurent Pasquali pour un recouvrement de dettes. C’est la première mission « homo » [pour homicide, NDLR] du réseau. (...)