Une audition sous haute tension s’est tenue au Congrès américain mardi 10 février, opposant élus démocrates et responsables d’agences fédérales sur les violences liées aux opérations migratoires et la stratégie menée depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.
Les chefs de trois agences chargées du contrôle de l’immigration aux tats-Unis ont défendu mardi au Congrès leur bilan depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, lors d’échanges parfois virulents avec des élus démocrates qui ont condamné les politiques répressives du président républicain.
En ouverture de l’audition, l’élu démocrate Bennie Thompson a dénoncé la violence des agents fédéraux déployés dans le pays. Il a cité la mort de Renee Good et d’Alex Pretti, tués à Minneapolis, ainsi que d’autres personnes blessées ailleurs, comme Marimar Martinez à Chicago. Tous auraient été, selon lui, « faussement accusés » de troubles à l’ordre public.
Les démocrates accusent, les agences se défendent (...)
Face aux élus, les responsables des trois agences chargées du contrôle de l’immigration n’ont présenté aucune excuse, préférant défendre leur bilan. (...)
Des accusations croisées et un climat explosif
Les échanges ont rapidement dégénéré en affrontement politique. Les démocrates ont multiplié les critiques contre des méthodes jugées répressives, voire illégales du président républicain. Un élu démocrate de New York a ainsi établi un parallèle entre certaines pratiques fédérales et celles de polices secrètes de régimes fascistes. À l’inverse, un élu républicain du Texas a dénoncé le manque de soutien des villes dirigées par les démocrates à des forces fédérales confrontées, selon lui, à des menaces de mort. (...)