En quatre jours, plus de 700 personnes ont débarqué dans l’archipel espagnol des Baléares. Afin de mieux les accueillir, les autorités régionales appellent le gouvernement central à changer la loi pour augmenter les transferts des exilés dans d’autres régions d’Espagne.
Plus de 700. C’est le nombre de migrants secourus aux Baléares en seulement quatre jours. Entre lundi 4 et jeudi 7 novembre, 704 personnes exactement ont été prises en charge par la Guardia civil et la Salvamento maritimo, en charge du sauvetage en mer en Espagne. La très grande majorité sont originaires du Maghreb, affirment les autorités.
Dans le détail : jeudi, 41 migrants ont été secourus, et 418 pour la seule journée de mercredi, au large de Formentera, Majorque, Ibiza et Cabrera. Mardi, ce sont 218 exilés qui ont été pris en charge par les services de sauvetage espagnols et 27 lundi.
Le président de la région Alfonso Rodríguez a appelé à plus de soutien de ses homologues pour l’accueil des nouveaux arrivants. "Le gouvernement espagnol demande à l’opposition de reconsidérer l’accueil des mineurs non accompagnés, via la réforme de la loi Immigration", a-t-il rappelé cette semaine.
La modification de l’article 35 de cette loi, déposée au Parlement, acterait l’accueil obligatoire des mineurs non accompagnés dans les différentes structures du pays (sur le continent), lorsqu’un territoire (comme les Canaries ou les enclaves Ceuta et Melilla) dépasse 150% de sa capacité d’accueil. Mais la droite et l’extrême droite s’opposent à cette disposition. (...)
Embarcations inadaptées
Si la route des Baléares est bien moins empruntée que celle des Canaries, elle reste tout même la solution envisagée par de nombreux Algériens en quête d’une vie meilleure. Aux côtés parfois de quelques passagers marocains, syriens ou subsahariens, ils embarquent dans de petits bateaux en fibre de verre depuis Alger, Oran, Mostaganem ou Tipaza.
Mais ces embarcations ne sont pas adaptées à ce type de traversée. Les naufrages sur cette route sont réguliers. (...)