Dimanche près de Melilla, la Guardia civile a percuté un bateau de migrants sur lequel se trouvaient quatre personnes. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on voit l’un des exilés tomber à l’eau. L’homme a été récupéré par les Espagnols et remis à la gendarmerie marine marocaine mais il n’est pas clair s’il a survécu ou non à l’impact. L’association AMDH Nador demande l’ouverture d’une enquête.
Dimanche près de Melilla, la Guardia civile a percuté un bateau de migrants sur lequel se trouvaient quatre personnes. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on voit l’un des exilés tomber à l’eau. L’homme a été récupéré par les Espagnols et remis à la gendarmerie marine marocaine mais il n’est pas clair s’il a survécu ou non à l’impact. L’association AMDH Nador demande l’ouverture d’une enquête.
Les images de l’impact sont choquantes (...)
"C’est un procédé très connu à Nador. Les gens exploitent les bateaux de plaisance. Jeudi dernier, 11 personnes sont arrivées à Melilla par le même procédé, sur un bateau un petit peu plus grand", précise Omar Naji.
Selon lui, dimanche, l’embarcation a été tout d’abord poursuivie par la marine marocaine, "puis les Espagnols ont pris le relais dans leurs eaux territoriales". Le responsable dénonce la manière dont est intervenue la Guardia civile. "C’était une intervention violente. Ils pouvaient arrêter le bateau avec d’autres procédés mais ils l’ont volontairement percuté", déplore-t-il. (...)
"On soupçonne la mort de la quatrième personne mais on n’est pas sûr…"
En cause : l’arrivée d’un corps provenant de la zone où a eu lieu l’incident, lundi matin, à la morgue de l’hôpital de Nador.
Pour déterminer le déroulé exact des événements de dimanche et l’identité de ce corps, l’AMDH réclame l’ouverture d’une enquête côté espagnol.
Une enquête a déjà été ouverte par les autorités marocaines mais, pour l’association d’aide aux migrants, c’est aux Espagnols de faire la lumière sur ce qui s’est passé au large de Melilla dimanche. (...)
Espérant à tout prix rejoindre ces villes autonomes espagnoles situées en Afrique du Nord, les migrants – marocains et algériens dans leur grande majorité – tentent de passer à bord de bateaux de plaisance mais aussi de jet skis et parfois même simplement à la nage.
Les tentatives se font aussi par les frontières terrestres des deux enclaves. (...)