En Tunisie, six salariés de la branche tunisienne de l’ONG France Terre d’Asile - dont trois en état de fuite - ont fait face à la justice, lundi 5 janvier, après une première audience, le 15 décembre. Ils sont jugés pour avoir aidé des migrants en situation irrégulière, tout comme 17 employés de la ville de Sousse, à 143 Km de Tunis, dont deux en détention et le reste en comparution libre.
Passibles de dix ans d’emprisonnement
Les chefs d’accusation sont passibles de dix ans d’emprisonnement. Les salariés de Terre d’Asile risquent aussi entre un mois et un an de prison pour l’hébergement de personnes entrant clandestinement dans le territoire tunisien ou leur affectation à un lieu d’hébergement, selon la loi relative aux passeports et aux documents de voyage.
Aujourd’hui, alors que la menace d’un nouveau report pesait sur cette audience, les avocats de la défense ont insisté pour plaider et ont souligné les irrégularités et les dysfonctionnements qui ont entaché la procédure judiciaire. (...)