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France24/AFP
En Syrie, les Kurdes ne se sentent pas liés par les décisions de la conférence nationale
#Syrie #Kurdes
Article mis en ligne le 26 février 2025

L’administration autonome kurde de Syrie, qui contrôle une grande partie du nord-est du pays, a déclaré mardi qu’elle ne se sentait pas liée par les décisions de la conférence de dialogue national organisée par le pouvoir à Damas. Le bras armé de cette administration, les Forces démocratiques syriennes (FDS), n’ont pas été invitées à cette conférence.

L’administration autonome kurde de Syrie, qui contrôle une grande partie du nord-est du pays, se réserve le droit de rejeter les décisions de la conférence de dialogue national organisée par le pouvoir à Damas, à laquelle elle n’a pas été conviée. (...)

L’administration kurde et ses organismes affiliés n’ont pas été invités à la conférence de dialogue national sur l’avenir du pays, qui s’est ouverte deux mois et demi après la chute de Bachar al-Assad.

Selon les organisateurs, aucune formation ayant conservé ses armes n’a été conviée, faisant référence aux FDS, la branche militaire de l’administration autonome.

Signes d’ouverture

Hassan Mohammed Ali, un responsable de l’administration autonome, avait déclaré un peu plus tôt mardi à l’AFP que leur exclusion aurait "des répercussions négatives et n’apportera[it] pas de solutions aux problèmes et crises dont souffre la Syrie depuis des décennies".

Il avait par ailleurs mis en garde contre le fait qu’"une conférence à laquelle tous les Syriens ne participent pas aboutira (...) à des décisions reflétant une seule et même tendance".

"L’exclusion des FDS et de larges pans de la société syrienne confirme que la conférence sert à plaire au monde extérieur, et non à rechercher un avenir meilleur", avait dit pour sa part à l’AFP le porte-parole des FDS, Farhad Shami.

Les nouvelles autorités, proches d’Ankara, ont exhorté toutes les factions armées, y compris les FDS, dont les Kurdes constituent l’épine dorsale, à déposer les armes et à rejeter l’idée d’une autonomie kurde.

Les Kurdes de Syrie ont montré des signes d’ouverture et les deux parties sont en pourparlers sur plusieurs questions en suspens.

Mais la Turquie accuse leur principale composante, les Unités de protection du peuple (YPG), d’être affiliée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé organisation terroriste par Ankara, et engagé dans une insurrection contre l’État turc depuis près de quarante ans.

Soutenues par les États-Unis, les FDS ont mené l’offensive militaire qui a défait territorialement le groupe État islamique en Syrie en 2019.