Le gouvernement suédois a annoncé, mardi, vouloir imposer aux migrants de s’engager à vivre de "façon honnête". Il ouvre ainsi la voie à des expulsions d’étrangers pour association avec des groupes criminels ou menaces "aux valeurs démocratiques suédoises".
(...) L’exécutif suédois va lancer un examen de la législation suédoise pour voir s’il est possible d’invoquer des motifs spécifiques pour révoquer les permis de séjour, a dit la ministre chargée de l’Égalité des genres, Paulina Brandberg.. (...)
Elle a déjà donné des exemples de "manquements dans le mode de vie" : la fraude aux prestations sociales, l’endettement, la toxicomanie, les moyens de vivre illégaux, ou encore l’association avec des groupes criminels et des groupes extrémistes "menaçant les valeurs suédoises fondamentales".
Cette révision de la loi devra examiner "s’il est possible et approprié d’inclure des déclarations qui menacent sérieusement les valeurs démocratiques de la Suède".
"Seuls les citoyens suédois ont un droit inconditionnel de résider en Suède" (...)
Un ancien juge, Robert Schott, devra rendre ses conclusions d’ici mi-janvier 2025.
De son côté, le ministre de la Justice, Gunnar Strommer, a annoncé qu’il avait demandé un rapport sur la possibilité d’étendre la révocation de nationalité, en particulier en cas de crimes graves, de terrorisme ou de mensonges lors de la demande de nationalité. Dans certains cas, cela reviendrait à rendre apatrides certaines personnes. (...)
Le chef de file des conservateurs, Ulf Kristersson, a accédé au pouvoir en 2022 en formant un bloc majoritaire avec l’appui des SD. Il s’est engagé à lutter contre l’immigration et la criminalité.
La Suède a accueilli un grand nombre d’immigrants depuis les années 1990, principalement en provenance de régions en proie à des conflits – notamment l’ex-Yougoslavie, la Syrie, l’Afghanistan, la Somalie, l’Iran et l’Irak.