La quasi-totalité des pays asiatiques, à quelques rares exceptions, ont mis en place diverses mesures pour limiter la consommation d’énergie et aider les consommateurs, face à la hausse des prix provoquée par la guerre en Iran.
Au mardi 7 avril, une cinquantaine de pays — principalement en Asie et en Europe — ont mis en place diverses mesures pour faire face à la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre israélo-américaine contre l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran.
En Asie, une dizaine de gouvernements ont mis en place des mesures d’urgence destinées soit à limiter la consommation, soit à atténuer l’impact de la hausse des prix, notamment via des baisses de taxes.
Parmi ces actions figurent la fermeture d’universités au Bangladesh, le plafonnement de l’usage de la climatisation au Cambodge, l’instauration d’une journée hebdomadaire de télétravail pour les fonctionnaires en Indonésie, ainsi que la diminution des vitesses maximales sur les autoroutes au Pakistan.
Seuls quelques pays de la région, comme le Timor-Leste, Taïwan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Bhoutan et la Corée du Nord, n’ont pas annoncé de mesures, selon un recensement réalisé par l’Agence internationale de l’énergie. (...)
Dans plusieurs pays asiatiques, l’imposition de ces mesures d’urgence contribue à alimenter l’instabilité et la violence, comme au Bangladesh et au Pakistan, où des employés de stations-services ont été tués lors de vols de carburant ou d’agressions 1. En Inde, la propagation de rumeurs d’un confinement dû à la pénurie d’énergie a amorcé un exode depuis les villes vers les campagnes 2.
Les pays asiatiques figurent parmi les plus exposés aux importations d’hydrocarbures transitant par le détroit d’Ormuz. (...)