La situation sur l’île italienne de Lampedusa après l’arrivée de nombreux réfugiés est au centre d’intenses discussions en Europe sur la politique migratoire et l’aide à apporter Rome. Le premier pays européen lui aussi affronté à l’arrivée de nombreux migrants, l’Allemagne, semble avoir du mal à trouver une ligne claire. L’annonce de l’arrêt de l’accueil de migrants venant d’Italie et l’attachement affiché à une politique de solidarité européenne en matière de migration vont-elles de pair ?
Il est vrai qu’il est un peu difficile de comprendre la position de Berlin sur ces questions. En milieu de semaine, l’Allemagne confirmait avoir suspendu l’accueil de migrants en provenance d’Italie dans le cadre du mécanisme de solidarité volontaire entre pays européens.
Vendredi soir, après l’arrivée massive de réfugiés sur l’île de Lampedusa, Nancy Faeser avait déclaré que l’Allemagne remplirait ses obligations humanitaires. Samedi, un porte-parole de la ministre confirmait l’arrêt de l’accueil de migrants venus d’Italie. Dimanche soir, à nouveau à la télé, Nancy Faeser annonçait des échanges avec ses homologues italien, espagnol et français pour évoquer la situation à Lampedusa pour mettre sur place un plan d’action pour soutenir Rome.