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Dans l’indifférence générale, 380 migrant·es disparaissent dans la Méditerranée
#Mediterranee #migrants #immigration #naufrages
Article mis en ligne le 1er février 2026
dernière modification le 29 janvier 2026

La France autorise l’interception en mer, contrairement au droit de la mer et au droit à la vie. Les milices fascistes anglaises appellent à harceler les exilé·es.

Les frontières tuent. L’indifférence aussi. Alors que la mort de Renee Good ou Alex Pretti a fait, à juste titre, la Une de tous les journaux, celle de 380 personnes semble passer inaperçue. Tout comme le durcissement du harcèlement dont font l’objet les personnes migrantes, de la part de l’État ou de l’extrême droite.

380 personnes disparues lors d’une tempête en Méditerranée

Du 19 au 21 janvier, la tempête Harry balayait la Méditerranée, créant des vagues de près de 16 mètres. C’est dans cette mer dangereuse que se sont élancées au moins 8 embarcations depuis la Tunisie. Elles ne sont jamais arrivées à destination. Au moins 380 personnes se trouvaient à bord. (...)

Le 22 janvier dernier déjà, deux jumelles de un an, originaires de Guinée, ont perdu la vie en mer Méditerranée, ainsi qu’un homme. Au mois de décembre, ce sont 116 personnes qui perdaient la vie dans une embarcation. Un seul survivant avait été repêché.

Depuis 2024, 33.000 personnes sont mortes ou disparues en mer. La Méditerranée est la route de migration la plus dangereuse du monde. Femmes, hommes, enfants, assassiné·es dans l’indifférence générale. La hiérarchisation des vies humaines fait qu’aucun de ces visages ne fera la Une des médias.

La fin du droit à la vie en mer ?

La traversée en mer est rendue d’autant plus dangereuse parce que le racisme d’État forcené entraîne une modification mortifère du droit de la mer. Jusqu’à récemment, les forces de l’ordre ne pouvaient intervenir que sur la terre ferme.

C’était déjà ignoble, les personnes migrantes subissant un harcèlement continu et des violences policières récurrentes. Entre 2024 et 2025, l’association Utopia 56 a réalisé 45 recensements auprès de l’IGPN pour des violences commises contre des personnes migrantes sur la plage. Parmi ces signalements, au moins 6 cas de policiers perçant des embarcations déjà dans l’eau.

Une fois en mer, le droit de la mer s’appliquait, avec une obligation de porter secours. Depuis juillet 2025, Emmanuel Macron a annoncé l’autorisation pour la police d’intervenir en eaux peu profondes. Or, comme le rappelle Utopia 56, les interventions en mer notamment sur des embarcations vétustes et surchargées, mettent en danger de mort les personnes. Selon Utopia 56 toujours, les gendarmes auraient d’ailleurs demandé l’impunité en cas de mort ou blessure. (...)

Les milices fascistes anglaises débarquent en France (...)

Ne croyez pas que le fascisme n’a cours qu’aux USA. En France, la même logique s’applique pour les étranger·es. Il n’y a pas de différence de nature, mais d’intensité. Et la traque et la mort des personnes racisées, des deux côtés de l’Atlantique, ne fait pas la Une des médias dominants.