Le 6 avril et dans la nuit du 9 au 10 avril, trois loups ont été abattus dans la Drôme par des louvetiers.
Deux de ces loups abattus étaient des louves dominantes, de deux meutes différentes, qui étaient pleines ! Si le tir de femelles pleines d’une espèce protégée est déjà un non sens, cela signifie aussi un risque maximal d’éclatement des meutes. Avec souvent pour conséquences immédiates un report de prédation sur des proies plus faciles à attraper que des proies sauvages, les troupeaux domestiques peu ou mal protégés en l’occurrence.
Alors que le confinement est en vigueur depuis le 17 mars et que les citoyens sont assignés à résidence, certains ont des dérogations pour aller tuer des loups, espèce protégée, en pleine période de reproduction !
Si la priorité actuelle n’est certainement pas de tuer des loups, les pouvoirs publics ont interdit d’autre part toute randonnée ou autre activité de nature pour la simple et bonne raison qu’un accident mobiliserait des secours d’urgence, débordés en ce moment comme nous le savons. Mais ces mêmes pouvoirs publics autorisent des citoyens, les louvetiers, à se balader avec des armes et à tirer en pleine nuit ! Et a fortiori sans aucun contrôle sur le terrain de la part des agents assermentés puisque les agents de l’Office Français de la Biodiversité sont confinés !
Nous assistons, depuis chez nous, à une situation totalement hallucinante.
Confinement ou pas, les tirs demeurent pour l’Etat français une solution de facilité, qui ne fonctionne pas. (...)
Seuls les moyens de protection des troupeaux sont efficaces (rapport du bureau d’études TerrOïko) (...)
FERUS demande immédiatement la suspension de toutes les autorisations de tirs de loups et appelle l’Etat français à garder raison.