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Comment les réseaux sociaux ont transformé et favorisé le trafic des êtres humains
#migrants #immigration #Internet #exploitation #enfants #femmes
Article mis en ligne le 12 août 2024
dernière modification le 9 août 2024

Le trafic des êtres humains est aujourd’hui facilitée par les réseaux sociaux qui ont transformé en profondeur les modes opératoires des bandes criminelles. Les trafiquants n’ont plus besoin d’entrer en contact direct avec leurs victimes. Tout se fait par le biais d’internet.

Le trafic des êtres humains touche en premier lieu les femmes et les enfants, rappellent plusieurs organisations humanitaires citées récemment par l’agence de presse espagnole EFE.

D’après la Croix-Rouge espagnole, 96 % (soit plus de 1 100 personnes) des victimes de trafic que l’organisation a aidées en Espagne l’an dernier étaient des migrants. Parmi eux, 70 % se trouvaient en situation irrégulière, notamment démunis de documents d’identité et 20 % étaient des demandeurs d’asile.

L’ONG s’inquiète ainsi de la forte vulnérabilité des enfants qui arrivent en Espagne non accompagnés. Car l’ONU rappelle que les trafiquants se servent des réseaux sociaux pour approcher les mineurs, en quête de reconnaissance ou d’amitiés sur Internet. (...)

Tous les pays européens sont concernés. Sophia Wirsching, directrice du KOK, un réseau d’ONG allemandes de lutte contre le trafic d’êtres humains, constate une situation similaire en Allemagne.

"Le fait est que les femmes et les enfants sont plus vulnérables que les hommes. Tout d’abord, les enfants ont besoin d’un tuteur ou d’un parent pour s’occuper d’eux. S’ils n’en ont pas, ils sont exposés à des situations d’exploitation", explique-t-elle à InfoMigrants.
Des trafiquants sans visage

"Tout se fait par le biais d’Internet, constate Sophia Wirsching. Sans contact direct. "De l’appât à travers les réseaux sociaux en passant son transport. Les forces de l’ordre doivent s’appuyer davantage sur des outils numériques pour lutter contre le trafic".

Les trafiquants n’ont plus besoin d’être en contact avec les victimes ou de se montrer. (...)

Outre-Atlantique aussi, les trafics sont pris au sérieux. Selon le rapport 2024 sur la traite des êtres humains publié par les États-Unis, "les trafiquants utilisent des applications de rencontre et des annonces en ligne pour recruter leurs victimes. Ils utilisent des plateformes en ligne pour vendre des contenus sexuels illicites. Ils se servent de messageries cryptées et de monnaies numériques pour ne pas se faire repérer."