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Calais : un mois de reportage au plus près des migrants
#Calais #migrants #immigration
Article mis en ligne le 20 décembre 2024
dernière modification le 17 décembre 2024

Pendant un mois, à l’hiver 2024, InfoMigrants a pris ses quartiers à Calais. Traversées vers l’Angleterre, campements de migrants, militarisation : la rédaction a suivi la situation inédite sur le littoral nord de la France à l’heure où les décès atteignent des records : plus de 70 morts en 2024 lors des traversées. Résumé de cette délocalisation en vidéos et en articles.

Depuis le début de l’année 2024, au moins 70 personnes ont perdu la vie en tentant de traverser la Manche pour relier les côtes britanniques. Un triste record depuis l’apparition du phénomène des "small boats" en 2018.

La militarisation de la région a poussé les migrants à adopter des comportements dangereux, dénoncent les ONG, pour expliquer la hausse de la mortalité. Les autorités françaises s’en prennent, elles, aux réseaux de passeurs criminels qui mettent en danger la vie des exilés en leur fournissant des embarcations précaires, inadaptées aux traversées. La préfecture maritime dénonce aussi la surcharge de ces canots, qui démultiplie les risques d’affaissement des embarcations.

>> Sur le sujet : Traversées meurtrières de la Manche : "Les passeurs jouent avec les limites", reconnaissent les autorités maritimes

>> Retrouvez nos témoignages de survivants ici : "L’eau est montée si vite, il est parti en quelques secondes" : dans la Manche, les disparus hantent les survivants des naufrages (...)

>> Lire ici le reportage : À Calais, les traversées par camion, dernière option pour des migrants sans argent

>> Tout comprendre en lisant cet article : "L’Angleterre, c’est ma dernière chance" : à Loon-Plage, des migrants ballotés de pays en pays misent tout sur l’eldorado britannique

>> Notre reportage dans les campements ici : France : sur le littoral nord, les migrants "vivent dans une grande précarité et manquent de tout"

>> Tous savoir sur le difficile accès médical : À Calais, MSF soigne les migrants malades de la vie à la rue

>> L’analyse de la rédaction : À Calais, les démantèlements de campements s’accélèrent et fragilisent les migrants

>> Retrouvez nos reportages : Sans argent et dans le viseur des réseaux criminels : à Calais, les mineurs isolés "dans l’ultra-précarité"

>> "On n’a rien pour se laver" : dans le nord de la France, l’impossible accès à l’hygiène pour les femmes migrantes

>> Forcées à se prostituer, violées… La détresse des femmes vivant dans les camps de migrants de Calais

>> Comprendre leurs raisons ici : "Je veux rester en France" : à Calais, ces migrants qui renoncent à leur rêve d’Angleterre

La générosité de la société civile

Outre les ONG et les structures de l’Etat (comme les centres d’accueil CAES
) qui aident les migrants à la rue, certaines personnes de la société civile tendent la main aux exilés. C’est le cas de Brigitte Lips, aussi appelée "mamie Charge". Chaque jour, elle ouvre les portes de sa maison pour permettre aux migrants de recharger leur téléphone portable, outil indispensable pour rester en contact avec leur famille, restée au pays.