Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Infomigrants
Après l’Allemagne, l’Autriche instaure des contrôles à sa frontière avec la République tchèque
#migrants #Autriche #frontières #UE
Article mis en ligne le 20 octobre 2023
dernière modification le 19 octobre 2023

Depuis mardi 17 octobre, des contrôles sont appliqués à la frontière autrichienne avec la République tchèque. Une mesure qui durcit encore en peu plus l’accès au territoire, deux semaines après l’établissement de contrôles similaires à la frontière slovaque, à l’est.

(...) Le pays alpin, qui en a informé Bruxelles, explique "vouloir empêcher la mafia des passeurs de modifier ses itinéraires", selon des propos du ministre de l’Intérieur conservateur Gerhard Karner, la frontière allemande étant désormais plus surveillée.

Lundi 16 octobre, des contrôles fixes aux frontières de l’Allemagne avec la Pologne, la République tchèque et la Suisse ont été introduits. Cette surveillance existe déjà à la frontière germano-autrichienne, héritage de la crise migratoire de 2015-2016, quand le pays comptabilisait pas loin de 200 000 entrées mensuelles, rappelle Courrier International. (...)

Depuis la crise migratoire de 2015, l’Autriche a adopté une position particulièrement ferme sur l’immigration. En plus de contraindre les arrivées sur son sol, le pays déploie depuis quelques années des mesures qui complexifient la vie des personnes installées sur son sol. Fin août, la ministre de l’Intégration Susanne Raab, du Parti populaire autrichien ÖVP, a annoncé vouloir réduire les prestations sociales des migrants installés en Autriche depuis moins de cinq ans.

La ministre envisage en revanche la création d’un bureau national de coordination pour aider les travailleurs qualifiés qui envisagent de s’installer en Autriche en les aidant à intégrer leur famille, à suivre des cours d’allemand, à s’occuper de leurs enfants et à organiser des activités de loisirs. Des mesures qui illustrent une politique de "l’immigration choisie", chère aux partis de droite et d’extrême-droite. (...)