Une étude de l’Institut allemand de recherche économique (DIW) révèle les coûts engendrés par une nouvelle mesure limitant l’accès au système de santé pour les demandeurs d’asile.
Depuis fin février et l’entrée en vigueur d’une nouvelle série de lois sur la migration, les demandeurs d’asile doivent désormais attendre 36 mois contre 18 auparavant avant de pouvoir bénéficier d’une couverture santé complète.
Ces lois visent en partie à réduire l’attrait de l’Allemagne comme destination et à ne pas offrir tous les avantages à une personne avant qu’elle n’ait cotisée à la sécurité sociale.
Une nouvelle étude du Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung (DIW), l’Institut allemand de recherche économique révèle pourtant que cet accès limité aux prestations de santé entraîne des coûts supplémentaires pour la société. (...)
"Plus les problèmes de santé sont traités tôt, mieux c’est", rappelle l’une des auteures de l’étude, Louise Biddle. "Le fait de ne pas s’attaquer à un problème de santé, qu’il s’agisse d’une maladie chronique ou d’une urgence, finit généralement par coûter plus cher qu’un traitement précoce".
Des lois restrictives soutenues par tout le spectre politique (...)