(...) La prière a été organisée en réaction à un tableau de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques 2024 avec Philippe Katerine et des drag queens, qui aurait ressemblé à la Cène. L’extrême droite et le milieu religieux s’étaient insurgés, mais le directeur artistique Thomas Jolly avait assuré qu’il n’y avait eu aucune inspiration du côté de la Bible.
(...) le sénateur communiste de Paris Ian Brossat a pris connaissance des faits et a écrit ce jeudi 10 octobre au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. « Le blasphème n’existe pas et les prières de rue sont interdites », a pointé l’élu dans cette lettre également signée par Pierre Ouzoulias. En réalité, il n’y a pas d’interdiction puisqu’aucune loi ne légifère sur le sujet.
Les sénateurs poursuivent : « Cette prière de rue n’est malheureusement pas un fait isolé. Elles se multiplient depuis des mois (...). Ces pratiques fondamentalistes nous interrogent, au sens où elles s’attaquent au fondement de nos pratiques républicains » et notamment la liberté d’expression. Bruno Retailleau n’a pour l’heure pas réagi.