Lundi matin, les gendarmes ont démoli la charpente installée au Gourbi pendant la nuit. La situation reste tendue au niveau de Youpi Youpi, avec des jets de grenades incapacitantes. Des blessés ont déjà dû être pris en charge par les Médics, selon notre envoyé spécial. Retrouvez notre fil, heure par heure.
16 h 55, NLC : Les charpentiers ont œuvré tout l’après-midi pour retaper les fermes de la charpente du Gourbi 5 qui avaient été tronçonnées le matin par les gendarmes. Ils ont fait de la récupération, étayé les petits morceaux pour en faire de plus grands. Deux fermes ont été portées à bout de bras par cinquante personnes et mises à l’abri dans un endroit caché. Du côté du front entre les Fosses noires et Lama fâché, on a eu la batucada, des chants de lutte, mais on n’a pas entendu de grenade depuis trois heures — ce qui est relativement exceptionnel. Les gens se reposent. Des habitants supposent que la semaine va se dérouler comme ça, avec des échauffourées et des affrontements de basse intensité, et que c’est lundi 23 avril date de l’ultimatum pour l’enregistrement de projets agricoles individuels, qu’une offensive risque de monter en puissance. « C’est là qu’on sera », ont-ils assuré.
16 h 20 : Une vidéo de la destruction de la Chèvrerie et de la détermination des habitants à reconstruire, postée hier sur Youtube. On a frissonné, on partage ! (...)
11 h 15, Nicolas de la Casinière (NLC), notre envoyé spécial sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes, se trouve au niveau de Youpi Youpi entre les Fosses noires et le Lama fâché. Il témoigne de jets de grenades vertes incapacitantes. La situation est à un « harcèlement de moyenne intensité » et les Médics ont déjà dû prendre en charge des blessés ce matin. En revanche, il n’y a pas de gendarmes au carrefour de la Saulce.
NLC revient aussi sur les événements de la matinée : vers 8 h, un convoi de gendarmes avec un véhicule blindé est entré sans encombre jusqu’au Gourbi. Ils ont bousculé la charpente avec le véhicule blindé et ont coupé des poutres à la tronçonneuse pour empêcher leur réutilisation. Vingt minutes plus tard, des charpentières et des charpentiers étaient sur place pour évaluer l’état des poutres et numéroter celles qui pouvaient être récupérables.
Les images de la destruction de la charpente prises par la gendarmerie nationale : (...)