Mahedine Tazamoucht, un jeune électricien, a porté plainte auprès de l’IGPN, la police des polices, vendredi 13 mai. Il affirme avoir été frappé à de multiples reprises et tasé lors de sa garde à vue quelques jours plus tôt, après avoir été interpellé sans motif apparent.
« C’était de la torture, de l’humiliation. J’étais assis sur une chaise, en caleçon, menotté, et ils me tapaient. » Mahedine Tazamoucht raconte sans détour les violences qu’il dit avoir subies, dans la nuit du 9 au 10 mai, de la part de plusieurs policiers, au commissariat de Juvisy-sur-Orge (Essonne). Quand Libération le rencontre, jeudi 12 mai, l’électricien de 19 ans porte les stigmates de nombreux coups, au visage et sur le corps. Mahedine Tazamoucht est alors accompagné par sa famille. « En tant que maman, je ne peux pas laisser passer ça. J’ai le cœur meurtri, j’irai jusqu’au bout », prévient sa mère, Linda Lemaini. Ils ont déposé une plainte vendredi 13 mai, ensemble, à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). (...)