Soc Lam est arrivé en France à l’âge de neuf ans, avec ses parents et ses frères et sœurs qui fuyaient le génocide cambodgien organisé par Pol Pot. Il raconte.
Il a fait de son histoire son métier. Soc Lam est aujourd’hui avocat spécialisé dans le droit des étrangers et des réfugiés. À la fin des années 1980, il arrive avec sa famille à l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, fuyant ainsi le génocide cambodgien organisé par Pol Pot, lequle a "décimé à peu près un tiers de la population". "C’était vraiment pour notre survie er pour notre vie et pour se reconstruire", précise Soc Lam. À son arrivée, il se souvient avoir été époustouflé par le paysage recouvert de neige. "Je pensais que j’étais peut-être au paradis après avoir vécu l’enfer", confie-t-il.
Créer de nouveaux repères
Avec sa famille, il a vécu dans un petit appartement, une chambre précisément. "C’était l’endroit où on se sentait en sécurité (…) on n’était pas astreints à ce qu’on nous demandait dans les camps", raconte Soc Lam. À l’époque, le jeune garçon était scolarisé dans une école de la rue Pajol, dans le 18ème arrondissement de Paris. "J’aimais assez aller à l’école, sauf les premiers jours où je pensais qu’on me séparait à nouveau de mes parents", se souvient-il. Soc Liam garde ainsi un souvenir mitigé de ses premiers jours à l’école. (...)