Égérie des gilets jaunes toulousains et du combat pour les droits des handicapés, Odile Maurin a été condamnée ce vendredi 6 décembre à deux mois de prison avec sursis et un an d’interdiction de manifester pour avoir volontairement percuté deux policiers avec son fauteuil roulant électrique.
Le tribunal correctionnel de Toulouse a partiellement suivi le procureur, Guillaume Renoux, qui avait également demandé la condamnation de la prévenue pour s’être interposée devant un camion policier équipé d’un canon à eau, et requis deux ans d’interdiction de manifester en Haute-Garonne, ainsi qu’une amende (...)
Devant le tribunal, elle a mis en doute le témoignage du CRS et déclaré que le brigadier avait été touché à cause de l’intervention d’autres policiers qui avaient actionné les commandes de son fauteuil pour l’écarter.
“Je ne suis pas en tort, je ne plaide pas coupable”
“Je ne suis pas en tort, je ne plaide pas coupable, je défends vigoureusement la non-violence”, a-t-elle affirmé à la barre avant d’interpeller le tribunal : “J’embête la police en les mettant face à leurs violations, cela justifie-t-il de me poursuivre ?”. (...)
“Nous relevons appel immédiatement”, a réagi son avocat, Me Pascal Nakache, qui avait plaidé la relaxe, dénonçant des poursuites attestant que face au mouvement des gilets jaunes le “ministère public déraisonne”. (...)
Pour “ne pas rentrer dans le débat de savoir si un fauteuil roulant est une arme ou pas”, il avait auparavant requalifié le chef d’abord retenu, qui indiquait que les violences avaient été commises “avec usage et menace d’une arme”, en l’occurrence le fauteuil pour handicapé.
Odile Morin sur Twitter :
le reportage de France 3 qui a visionné avec moi une partie de la vidéo prouvant que c’est la police qui a provoqué mes 5 fractures, vidéo que le juge a refusé de visionner.
La police, en faisant dévier mon fauteuil... https://t.co/oKONtdm8CE