Ce fonctionnaire de la police aux frontières a immobilisé sa collègue en lui serrant le cou alors qu’ils effectuaient une patrouille dans un train. Blessée aux cervicales, elle a porté plainte selon nos informations. L’enquête a été confiée à l’IGPN.
Elle est en sursis. Accusée d’être à l’origine de plusieurs décès, la technique d’interpellation dite de la clé d’étranglement pourrait être supprimée au 1er septembre. Objet d’un bras de fer entre les syndicats de police et le ministre de l’Intérieur, ce dernier souhaite qu’elle ne soit plus utilisée en direction du public. Mais peut-être Christophe Castaner aurait-il dû préciser que son usage doit également être limité entre policiers.
Vendredi dernier, alors qu’elle revenait d’une mission de sécurisation des trains, une gardienne de la paix a en effet subi cette prise de la part d’un de ses collègues. Bilan : deux vertèbres déplacées, et sa vie qu’elle a vu défiler. La victime, Thérèse N., vient de déposer plainte contre son collègue. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny et confiée à l’IGPN, comme le confirme le service communication de la police nationale. (...)
lire aussi :
Police : la technique dite de « la clé d’étranglement » maintenue provisoirement
En attendant les conclusions d’un groupe de travail sur de nouvelles techniques d’interpellation, la « clé d’étranglement » pourra être utilisée par les policiers jusqu’au 1er septembre. (...)
Suicide de la clef d'étranglement : "Je ne pouvais plus ni respirer ni parler, a témoigné la fonctionnaire auprès de sa hiérarchie. Je l'entendais me chuchoter des mots dans l'oreille, mais je ne comprenais pas ce qu'il me disait car je me sentais partir." #clefdetranglement https://t.co/fD1mw8HIxW
— Arié Alimi (@AA_Avocats) June 25, 2020