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Marie-Claude Saliceti
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Basta !
Un an après Lubrizol : « Nous ne sommes pas condamnés à vivre dans un environnement dangereux »
Article mis en ligne le 9 septembre 2020

Un an après l’incendie du site Lubrizol à Rouen, l’appel « Notre maison brûle et nous ne regarderons plus ailleurs », signé par de nombreuses organisations et personnalités, invite à se mobiliser le 26 septembre devant les sites industriels nucléaires ou classés Seveso près de chez vous. Sur 500 000 installations classées pour la protection de l’environnement, 459 000 échappent à toute inspection !

Aujourd’hui, dans l’Hexagone et en Outre-mer, il y a 500 000 installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Ces ICPE présentent des risques d’incendie, d’explosion ou de pollution, qui peuvent se cumuler les uns aux autres et sont aggravés par la crise économique, le réchauffement climatique, la multiplication des sécheresses, l’intensification des tempêtes, jusqu’à des failles sismiques qui semblent se réactiver. Or, sur ces 500 000 sites, usines, fermes ou entrepôts, seulement 41 000 sont soumis à une réglementation et à des inspections spécifiques. Les 459 000 sites restants échappent à toute inspection et leurs données ne sont pas publiques.

« On peut vivre à côté de sites aussi dangereux sans même le savoir » (...)

C’est pourquoi nous pensons qu’il est temps de se mobiliser concrètement pour :
- produire un savoir populaire des dangers industriels et technologiques,
- empêcher l’allègement de la réglementation qui permettrait l’implantation dans des conditions inacceptables de nouveaux sites industriels tels que les 78 annoncés par le gouvernement en juillet 2020,
- agir pour supprimer les activités industrielles dangereuses remplaçables immédiatement,
- réduire et surveiller celles dont nous ne pouvons pas nous passer dans un premier temps.

Nous n’avons pas besoin des engrais à base de nitrate d’ammonium, dont l’agro-industrie française raffole (8 % de la consommation mondiale) qui sont à l’origine de l’accident de Beyrouth.
Une alternative existe : l’agriculture biologique qui utilise des engrais naturels, à condition d’investir massivement dans la transition agricole. (...)