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Marie-Claude Saliceti
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le Parisien
Ultra-droite : un diplomate français mis en examen pour « terrorisme »
Article mis en ligne le 13 septembre 2019

Le numéro 2 de l’ambassade française au Salvador a été interpellé le 2 juin à son retour en France dans le cadre de l’enquête sur le groupe AFO, soupçonné d’avoir projeté des attentats contre la communauté musulmane.

Voilà plusieurs mois que les enquêteurs attendaient le retour de ce haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères : ancien consul adjoint au Gabon, Marc-Antoine G. occupe les fonctions d’adjoint à l’ambassadeur de France au Salvador. Mis en examen le 6 juin pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », le diplomate a été placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de quitter la France. Il a par ailleurs été suspendu de ses fonctions par le Quai d’Orsay, qui n’a pas souhaité « commenter une procédure judiciaire en cours ». (...)

Un groupuscule islamophobe

Il s’agit là du 14e suspect mis en examen dans ce dossier nébuleux. Depuis la première vague d’interpellations en juin 2018, les policiers tentent de faire la lumière sur le réseau « Action des forces opérationnelles », composé d’hommes et de femmes âgés de 33 à 70 ans. Un groupuscule islamophobe implanté sur l’ensemble de la France dans lequel on trouve des retraités adeptes du survivalisme, convaincus que l’Etat est incapable de les protéger, et des radicalisés prêts à commettre des attentats contre la communauté musulmane.

Si plus aucun suspect n’est en détention provisoire, les policiers ont découvert l’existence de projets qui ont clairement dépassé le stade du fantasme : empoisonnement de nourriture halal en supermarchés, meurtre d’imams, attaques de mosquées, lancer d’explosifs dans des voitures conduites par « des Nord-Africains »…

« Le projet initial de l’AFO consistait, lors d’une attaque terroriste de type 13 Novembre, à être en mesure dans les heures qui suivaient de frapper à travers toute la France des cibles reconnues comme étant radicales », a avoué Marc-Antoine G. en garde à vue, citant « l’exemple de l’imam de Brest ». Selon l’ex-numéro 2, il s’agissait avant tout de « mesures de représailles » mais certains membres considéraient que « l’attaque était aussi une option ». Aucune date précise de passage à l’acte n’avait toutefois été fixée. (...)