Depuis mardi 5, la plupart des salariés de cette entreprise de sondage sont en grève contre la mise en place de critères de mérite pour l’attribution d’une prime. Alors que les salaires sont très bas, à peine au-dessus du SMIC, elle peut parfois représenter un 13ème mois.
L’individualisation de la prime pourrait aussi servir à la direction à monter les gens les uns contre les autres. La grève s’est étendue comme une traînée de poudre : en un quart d’heure, les plateaux d’appel étaient vides, paniquant la direction locale.
La Sofres appartient au groupe WPP, un mastodonte d’environ 180 000 salariés dans 111 pays. Son vice-président français est Sébastien Auzière, fils ainé de Brigitte Macron ! La Sofres, c’est un avant-goût amer des lois Macron (...)
La colère a explosé, contre cette flexibilité maximale et les salaires ridicules qui en découlent. Les grévistes ont senti la force collective qu’ils représentent : comme l’une le disait, cette grève, « c’est ma meilleure semaine »