La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) dénonce « une administration froide et sans humanité ». Un homme, qui a sauvé un enfant au mois d’août, risque l’expulsion à tout moment avec sa famille.
Sergi Iobashvili, sa compagne Diana et leurs deux enfants Lucas, 15 mois, et Arsen, 6 ans, ont dormi trois nuits dans une voiture dans le quartier de la Croix-Saint-Lambert, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), en octobre dernier. (...)
« La décision du préfet de confirmer, en cette période, l’obligation de quitter le territoire français à cette famille ne peut être perçue que comme l’illustration d’une administration froide, sans humanité. »
Ce vendredi 25 décembre, la section briochine de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) réagit à notre article sur la famille Iobashvili, menacée d’expulsion alors que le père, Sergi, avait escaladé un immeuble pour sauver un enfant, en août dernier.
Pour la LDH, la préfecture est « plus préoccupée de donner des gages de fermeté à sa hiérarchie – le ministère de l’Intérieur – alors que manifestement, dans le cas présent, le représentant de l’État pouvait à l’évidence s’appuyer sur l’acte de bravoure du père de famille pour prendre une autre décision. »
« Quand verra-t-on, dans “notre douce France”, un haut fonctionnaire s’offusquer de ce qu’on lui demande de faire aujourd’hui ? On aimerait bien quand même en cette fin d’année qu’il y est au moins un représentant de l’État qui puisse s’élever contre les injonctions qui lui sont données par son ministère de tutelle. »