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SAUVONS LA MONTAGNE SAINTE-VICTOIRE ET SA BIODIVERSITE D’UN PARC DE 22 EOLIENNES !
Article mis en ligne le 28 juillet 2020
dernière modification le 27 juillet 2020

Je suis Sandrine Rolengo, citoyenne marseillaise engagée pour la protection des paysages et de la biodiversité. Je souhaite vous faire connaitre cette lettre ouverte de 14 associations au Président de la République lui demandant de protéger la montagne Sainte-Victoire d’un parc de 22 éoliennes de 125 m de haut (soit quatre fois La basilique de Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume ). Il serait situé à seulement 10 km de son sommet du Pic des Mouches... Les associations réclament la suspension des opérations de défrichement et de coulage des socles en béton. (...)

La montagne Sainte-Victoire - indissociable de Cezanne et d’autres admirateurs (de Jacqueline de Romilly à Georges Duby, d’André Masson à Tal Coat, de Maurice Blondel à Teilhard de Chardin) - est l’un des symboles universels de notre pays, dont vous êtes le garant naturel. Ce site unique est, depuis maintenant 15 ans, menacé par un projet de centrale de 22 éoliennes de 125 mètres de haut, situé sur des reliefs prolongeant sa ligne de crête, à seulement 10 km de son sommet du Pic des Mouches.

Ce projet cumule trois défauts majeurs :

 Il détruirait un paysage emblématique, en bordure du site classé dont la limite a été fixée à la frontière administrative du département des Bouches-du-Rhône, sans réelle justification paysagère. Cet ensemble naturel et géologique, préservé de toute atteinte industrielle, est aussi visible depuis la remarquable basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, qui serait également victime du projet.

 Du fait de son ampleur et de son positionnement à l’intérieur de la zone Natura 2000, pour sa partie nord, et en bordure, pour son alignement sud, les 22 éoliennes qu’il comporte porteraient atteinte à la biodiversité d’un espace naturel exceptionnel en termes de flore (orchis singe notamment) et surtout de faune protégée (aigle de Bonelli, aigle royal, alouette lulu, divers chiroptères et insectes etc.).

 Il constituerait un précédent justifiant d’autres projets éoliens aux abords de la montagne Sainte-Victoire.

Ce projet a été élaboré à partir d’un régime obsolète, celui antérieur au classement, en 2011, des éoliennes parmi les installations susceptibles de porter atteinte à l’environnement (ICPE). Ce régime n’offre ainsi aucune des garanties attendues en un lieu si sensible (aucune simulation visuelle de l’insertion paysagère des éoliennes n’a notamment été réalisée). Le tribunal administratif de Toulon a heureusement reconnu, le 10 février 2020, que le projet relevait en réalité du régime des ICPE, faute d’avoir respecté les conditions légales du rattachement au régime antérieur. Mais, souhaitant prendre les défenseurs du patrimoine de vitesse en rendant ses travaux irréversibles, le promoteur poursuit son chantier, sur lequel un ouvrier a trouvé la mort le 11 mars 2020. (...)