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Marie-Claude Saliceti
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le Parisien
Richard Ferrand mis en examen pour prise illégale d’intérêts
Article mis en ligne le 12 décembre 2019

Il est 10h30, mardi, lorsque le quatrième personnage de l’Etat, Richard Ferrand, se présente devant trois juges d’instruction, à Lille (Nord). Durant près de 13 heures, il a dû s’expliquer sur l’affaire des Mutuelles de Bretagne, celle-là même qui l’avait poussé à quitter le gouvernement en juin 2017.

selon nos informations, Ferrand, fidèle à sa position, n’a pas l’intention de quitter l’Hôtel de Lassay où il est en poste depuis un an. « Je suis déterminé à poursuivre la mission que m’ont confiée mes pairs et mes électeurs », a-t-il affirmé dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi. Une position renforcée au matin par Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, qui a assuré sur Europe 1 qu’Emmanuel Macron lui conservait « toute sa confiance ».
« Bien sûr que cela tombe mal »

Pour l’heure, la macronie retient son souffle et s’en tient à la présomption d’innocence, en attendant de voir comment l’affaire infusera dans l’opinion et l’opposition. Mardi, les coursives du pouvoir, ne laissaient échapper « aucun commentaire », si ce n’est les habituels éléments de langage sur la nécessité de laisser la justice suivre son cours. (...)

Même tonalité du côté de Matignon. Zéro commentaire. (...)

Dans le même temps, d’autres piliers de la macronie, François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, ont été également entendus, dans le cadre de l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants d’eurodéputés. (...)

Voilà qui vient percuter une rentrée dans laquelle « la moindre aspérité » — dixit un ministre — fait craindre un retour de flamme à l’exécutif. Alors que les braises des Gilets jaunes couvent encore, et que la difficile réforme des retraites se profile à l’horizon, chaque pas, chaque prise de parole, d’Emmanuel Macron ou du gouvernement est calibré de manière à ne pas produire d’étincelle.

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Après avoir démissionné de la présidence d’un think tank où il était rémunéré 5 300 euros par mois, Jean-Paul Delevoye annonce à CheckNews qu’il va rembourser la totalité des sommes perçues depuis 2017, soit 140 000 euros. Selon les experts que nous avons interrogés, le cumul entre une professionnelle et un poste au gouvernement était contraire à la Constitution.